Que de changements se sont produits d’une année à l’autre dans l’immobilier. Pendant des décennies, on voyait les prix monter sans discontinuer, mais le coronavirus a d’abord paralysé le marché, puis l’inflation a tout remis en question. Voici ce qui s’est vraiment passé en 2022 et ce qui nous attend en 2023.
De 2021 à 2022 : des changements profonds
En 2020, le marché immobilier s’est gelé. Les confinements ont verrouillé les transactions. Acheter et vendre était devenu quasi impossible. Résultat : 2021 a explosé. Certains fuyaient les villes pour respirer, d’autres rêvaient de devenir citadins. Les propriétaires ont regardé la valeur de leur bien et se sont dit que c’était le moment de vendre. L’occasion semblait rare.
Entre 2021 et 2022, la donne a radicalement changé. La guerre en Ukraine a créé un choc énergétique brutal. L’inflation, elle, vient d’ailleurs : les fermetures prolongées ont créé des manques massifs de produits et tout le monde ressent l’impact dans son portefeuille. Les banques ont resserré les conditions d’emprunt. Les taux d’intérêt ont explosé, surtout en fin d’année. Pour la première fois depuis plus de vingt ans, certaines régions ont vu les prix baisser.
À quoi s’attendre en 2023 ?
Les chiffres des neuf premiers mois de 2022 le disent clairement : les ventes de logements anciens ont chuté de 7%. Mais attention, pendant cette période, les taux d’intérêt n’avaient pas encore vraiment monté et les banques restaient relativement ouvertes.
Ces deux facteurs vont peser lourd. Le marché immobilier devrait continuer à baisser en début 2023. Les experts financiers sont unanimes : une récession majeure arrive. Moins de ventes, c’est sûr. Mais aussi moins de prix. Ceux qui devront vendre parce qu’ils ne peuvent plus payer avec la flambée des charges d’énergie vont souffrir davantage.
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